Un praticien Népen témoigne ...

03/04/2018

Accompagner le deuil en cabinet de psychothérapie

La séparation brutale liée à la mort ou au départ d’un être cher est toujours une réalité difficile pour celui qui se retrouve seul. Ces situations peuvent créer des chocs traumatiques qui peuvent refaire surface à des moments plus ou moins proches de l’évènement dramatique. C’est pour ça, qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adolescent ou d’un adulte, de proposer un accompagnement personnalisé.

Les émotions sont parfois diffuses ou bien sulfureuse en fonction de la personnalité de celle ou celui qui subit l’évènement. Les réactions post-traumatiques peuvent entrainer des symptômes de maladies physiques ou psychiques qui se traduisent par des maux de ventre, des migraines des insomnies, du stress ou de l’apathie dans la vie de tous les jours.

Il est donc important de pouvoir exprimer son chagrin en venant en parler à un psychothérapeute.

Toutes les personnes ne réagissent pas de la même façon, et je crois que cela dépend de la façon dont on a pu être entouré au moment de l’annonce, à l’instant même du choc dramatique, et dans l’expression du rituel des obsèques, ce qui va terriblement contribuer à la mise en route du travail de deuil. Certains individus vont exprimer leur douleur par des pleurs ou bien se murer dans un mutisme qui peut durer considérablement. Le temps du deuil dépend donc de la façon dont est accompagné.

Pour effectuer cet accompagnement, on doit avant tout, tenir compte de la nature de la perte ; ce n’est pas la même chose que de perdre un grand-père ou une grand-mère, âgés qu’un père, une mère ou un enfant, avec qui on a vécu quotidiennement. Les exemples sont multiples en fonction des situations mais aussi en tenant compte de la subjectivité de chacun. Il n’y a pas deux situations qui se ressemblent et l’attention portée à chacun dépend de la qualité du transfert relationnel qui sera établi avec le thérapeute. Pour la plus part des gens, la perte d’un être cher les entraine dans un tourbillon engloutissant des émotions les plus variées. Le praticien est là pour les entendre afin de dépasser l’étape du choc émotionnel. C’est pour cela qu’il faut pouvoir prendre du temps et veiller à ce que les considérations matérielles de la pris en charge ne viennent pas entraver le déroulement de la cure.

Au regard de l’apport de la formation du Cfdppea portée par Népen, Il nous apparait pouvoir repérer 4 étapes de l’accompagnement thérapeutique. Le temps de la douleur et/ou de la culpabilité dans lequel on prend conscience de la réalité de la perte ; c’est le moment où s’exprime la souffrance et la douleur morale. Puis, la personne rencontre la colère et/ou la dépression avec une alternance de frustrations et de rejet. Nous devons alors gérer cette phase en proposant des outils de repérage comme Chroma-stratigraphe afin de la faire adhérer au processus de soins. Puis il faudra accompagner cette personne dans une étape prospective vers sa reconstruction et avec une tentative plus ou moins partielle de sa reconstruction malgré tout. On peut à ce stade être appelé à utiliser des techniques psychocorporelle expérimentées durant la formation Népen. Personnellement, ma pratique de thérapeute m’a conduit à travailler autour du souvenir, qu’il soit matérialisé ou non pas des supports photos, vidéos, évènements familiaux, mais toujours à partir de la parole de la personne accompagnée.

Jean François Lassalvy Psychothérapeute N° Adeli 34 00 04936

12 rue Bossuet 30000 Nîmes